MOMENTS EXCELLENTS
L’enregistrement des confidences glanées sur un territoire inconnu donne toujours l’occasion de croiser des récits ordinaires et magnifiques. La phase d’enregistrement des Confidences sonores du CEFR d’Angers apporte un vrai plus. Read the rest of this entry →
Cap Fougères
Nous donnons les Confidences Sonores récoltées sur le territoire du Coglais ce samedi à Fougères au centre Juliette Drouet à 20H30.
DIRECTION LE COGLAIS
Toute la semaine l’équipe est en création des Confidences sonores du Coglais suite au recueil de récits et à leur enregistrement (phase réalisée il y a une année). Fin de semaine, nous donnerons les représentations à l’ouest de Fougères dans le cadre du festival “Le Grand Soufflet” Les Confidences recueillies prennent appui sur l’accordéon, le bal, la danse, la musique et son environnement en général. Vous disposez de toutes infos relatives aux représentations de cette création dans la rubrique “A venir”
NEWS D’ANGERS
Article de fin de semaine
UN AUTRE 11 SEPTEMBRE
CHILI 1973
EXTRAIT LIVE
Extrait LIVE du spectacle de Bouguenais : Merveilleuse attente texte dit par Loïse BOSDEVEIX
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
VOYAGES sur place
Ils et elles m’embarquent dans de sacrées situations et de superbes voyages cette semaine. Aux côtés des habitants du quartier de la Roseraie sur Angers, je pars au Laos, en Arménie, en Bretagne, en Angola, à Madagascar, en Mayenne, au Benin, à Walys et Futuna, en Algérie et aux Comores. Fort, dense, émouvant, humain. Vive la couleur. Restitution de ce chantier de Confidences premier week end de décembre espace Jean Vilar
ENFANTS DE LA BELLE ETOILE
Lydia et L’ami Sébastien Bertrand retrouvent leurs origines à Beyrouth pour la première fois en compagnie de leurs parents. TF1 diffuse de beaux moments malgré tout.
SEPTEMBRE et OCTOBRE
Une petite semaine de congés puis l’alternance entre l’ouverture d’un nouveau chantier de Confidences sonores sur le manoir de Kernault (Mellac) et l’écriture d’un nouveau projet de spectacle. Oui projet, parce que pas certain, ni de moi ni du reste. Je ne vous parlerai pas en termes empesés de l’incertitude et du nécessaire temps attenant à la maturation d’une écriture nouvelle, encore moins de la conjoncture, vous et moi la vivons.
Corse mai 2011
Septembre s’ouvre et s’ouvre également un nouveau chantier de Confidences sonores, le dixième. Direction le quartier de la Roseraie. Avec le CEFR, le centre Jean Vilar et la municipalité d’Angers, qui me pilotent, je vais cette semaine croiser celles et ceux qui donneront naissance à une nouvelle création. Nouvelles femmes, nouveaux hommes, nouveaux mots, nouvelle traduction, nouveaux lecteurs de ces mots et nouvelle création musicale avec la même équipe. Cette création sera donnée à 5 reprises, les 2, 3 et 4 décembre 2011 au centre Jean Vilar d’Angers (passer par l’onglet dates pour les précisions nécessaires) après que nous ayons, à cinq cette fois, mis des notes sur les mots.
Youenn, Jérôme, Yann et Seb reprennent l’ouvrage en ma compagnie en octobre pour illustrer les récits collectés auprès d’anonymes puis dits par d’autres anonymes du pays du Coglais. 5 représentations de cette création seront données en deux étapes : les 7 et 8 octobre (voir onglet idem) dans le cadre du festival le Grand Soufflet, ainsi que le 22 octobre sur Fougères au centre culturel Juliette Drouet. On en reparle.
MUTUALISER

Les CONFIDENCES SONORES dont je vous rabâche les yeux sur ce blog implantent leurs chantiers de Janvier à Avril 2011 sur quatre cités en proximité immédiate de Lorient : par ordre de diffusion en ces lieux, Guidel, Queven, Pont Scorff et Inzinzac Lochrist. Initialement nous devions opérer dès 2010 sur la seule cité de Pont Scorff. Sagesse, opportunité, éveil des opérateurs culturels et l’abnégation du Strapontin (Le centre de la parole sur Pont Scorff) nous amènent à différer sur 2011 cette opération. Comment dit-on ?: « bien nous en a pris ».
Aujourd’hui, à la veille des représentations, je me permets de tirer un bilan d’étape, il est strictement personnel et n’engage bien évidemment aucun de nos partenaires. Ceux d’entre vous qui souhaitent recueillir leur point de vue peuvent par le truchement du net ou de tout autre support informatif, collecter leurs coordonnées et ainsi leur poser directement la question.

Le principal impact va concerner la communication et l’écho de notre mise en phase. Me semble t-il du moins, nous n’avons ni signé de partenariat, ni contracter tel ou tel accord avec cette télé ou ce journal, aussi, l’écho média de cette opération est simplement énorme. Nous recueillons un relais presse, TV et radio impressionnant. Ouest France et particulièrement le Télégramme ont mis un point d’honneur à suivre chacune des étapes de réalisation du projet, ce qui donne en pages principales plus d’un dizaine d’articles échelonnés de Janvier à Avril (à chaque fois accompagné de photo). Les périodiques tels « le cri de l’ormeau « se sont « fendus » pour relayer de manière réelle, au delà de l’anecdotique mention des dates, notre actualité. Chacun des bulletins municipaux, chacun des sites internet des communes… Deux télévisions vont relayer notre mutualisation crétive : Ti télé me consacre deux émissions de deux heures et France 3 capte depuis le démarrage du projet. Pour finir France Bleu Breiz Izel rejoint le mouvement et déclenche, à l’approche des représentations, une opération très large, reportages, interviews, jeux, disques à gagner… J’ai l’impression qu’il « faut en être » et que des partenaires s’associent de manière naturelle au projet, ici FBBI mais pas seulement. Il est à mon sens évident que la mobilisation de quatre structures sur quatre mois induit une prise en compte et un relais qu’aucune de leurs actualités n’a pu susciter jusque là.
Côté impact sur la population, chacune des étapes relayées de cette façon, saura ébruiter une rumeur positive relativement au projet. Cette addition de rumeurs positives se traduira par des fréquentations conséquentes aux spectacles, déjà les réservations bougent bien. Rappelons les stades qui échafaudent notre process d’intervention :
1 recherche par la structure d’accueil de relais dans la population
2 rencontre de Jean Louis pour info globale
3 sélection des confidents potentiels
4 visite à deux reprises des confidents : une première fois accompagné, la seconde fois seul
5 écriture et validation des écrits succédant aux collectes
6 enregistrement par d’autres voix que les porteurs de confidences

Chacune de ces 6 étapes a généré chez chacun des acteurs concernés, un intérêt à diffuser un écho positif auprès de son entourage plus ou moins immédiat. Le « confidentié », le lecteur, puis par la suite leurs propres entourages génèrent et participent au bouche à oreille. Ce bouche à oreille est encore plus conséquent lorsque nous intervenons en médiathèque et en école (cf ce que nous faisons en ce moment dans le Coglais)
Notre collaboration va déboucher en avril sur 7 spectacles, 7 occasions de rencontres et de partages auxquels s’ajoute une master class. Cet impact territorial n’a pas été sans éveiller l’intérêt des partenaires territoriaux de nos structures d’accueil et, au-delà, les collectivités dans leur ensemble qui émargeront de manière conséquente au projet. Via les Confidences sonores, des structures de diffusion implantées sur des segments artistiques différents (Musique, parole, arts de la piste, établissements généralistes aussi) se sont inscrites pour la première fois au cœur d’une action territoriale d’ampleur collective, alors que jusque-là chacune demeurait sur son territoire en un temps, en un lieu et sur une date.
Cette ampleur collaborative, dépasse les ententes habituelles sur des plannings, qui existent sur le pays de Lorient (GPS). Force est aussi de constater que les Confidences sonores permettent aux partenaires jusque là peu familiers des actions « hors les murs » de s’inscrire davantage au cœur de leur territoire.
En définitive notre projet écrit aujourd’hui à cinq mains va laisser traces et actes. Il est signe de la capacité à mobiliser des acteurs de terrain enclins, jusque là à fonctionner séparément, il déclenche pour chacune des structures des ouvertures en terme de publics et de collaborations sur sa commune et au delà, il génère une rumeur dans la population et s’inscrira, de manière sans doute éphémère, dans l’imaginaire populaire. Et ce projet parle des gens. Il parle et part des gens, s’en inspire et leur est destiné, sans démagogie et sans facilités. De manière impliquante et juste , ce projet me nourrit et j’en suis fier.

Michel AUMONT ARMORIGENE
La première répétition publique du Grand Orchestre Armorigène de Michel Aumont s’est tenue jeudi 24/02/11 dans l’atelier du Théâtre de Quimper. Michel Aumont aborde avec humour la présentation de trois instants préalablement travaillés en résidences : Rostrenen, Pordic et cette semaine Quimper. D’entrée de jeu la cohésion et l’aisance, le bien être aussi, se dégagent de la formation musicale : Anthony et Clastrier aux vielles, Genty au piano, Hennebelle violon, le Bozec batterie et clarinette (quelquefois simultanément et c’est impressionnant) et enfin Letournel au tuba.

Plusieurs éléments vont retenir l’écoute : les mises en place au cordeau rappellent les derniers sets du Zawinul syndicate, le tapis surprenant des deux vielles agrémentent les compositions de nappes juste “inentendues”, non pas ce soir là, mais de manière générale, le timbre est vraiment nouveau et très esthétique. On notera l’expertise d’Aumont pour croiser les phrasés et l’harmonie entre les deux vielles. La proposition bigarrée est ample et charrie le trad, le trad de partout dirait-on, mais sans nostalgie. Le fond de scène occupé par les vielles, offre un véritable tapis pour les improvisateurs au rang desquels on remarque un Hennebelle (violon) particulièrement véloce alors que Genty habitué aux escapades des plus débridées restera à la niche ce soir là. Il trouve d’ailleurs, au piano une place tout à fait singulière. Ici il ne jouera pratiquement que des unissons préférant exprimer sa juste et pleine place dans une formation où son utilisation généreuse aurait sans doute contrarié la lisibilité globale du propos. Aumont dirige la boutique, c’est fort et clair, sans avis de tempête, à la fois, déterminé, engagé et serein. Trois morceaux et puis kenavo. Oui c’était un bout du chemin parcouru… A présent place à la scéno et au fignolage du son en façade, travail conséquent s’il en est. Mais…, mais Aumont a du ressort, de l’expérience, le recours à Roisin pour la mise en scène et les idées bien en place. Le classieux treujenngaoliste* ne tardera pas à concrétiser de la plus belle des manières ce projet ambitieux. C’est en tout cas ce que les 150 privilégiés de ce soir envisagent à l’écoute de cet apéro prometteur.
*De Treujenn Gaol : trognon de chou nom donné à la clarinette populaire du centre Bretagne
PAROLES DE GRANIT
Quatre représentations des Confidence sonores du granit ont permis sur Brusvilly de croiser les regards de nombreux spectateurs. C’est évidemment valorisant d’avoir ainsi un retour aussi immédiat. Je garderai en mémoire ces acteurs âgés qu’une vie professionnelle intensive et périlleuse n’a guère épargnée. Durant cette fin de semaine j’ai croisé des anciens combattants de la roche certes, à ces derniers d’ajoutaient leur descendance, leurs collatéraux soucieux de mieux connaître, de comprendre ce qui fut un poumon économique. On était dans l’hommage, la transmission et l’optimisme. De mon côté la satisfaction du travail bien fait, sans condescendance en toute indépendance aux côtés d’une équipe qu’il fait toujours plaisir de retrouver. Merci à toutes et tous. Next stop Lorient.

PREMIERS VOEUX
Je voudrais retrouver une année 2011 comme celle que j’ai vécue en 2010, et souhaiter à tous une année pleine entière, riche de rencontres très belles, une année encore exigeante. Exigeante et rémunératrice pour tous. Dans le contexte qui nous agite, beaucoup trop d’entre nous peinent à avoir du job et à vivre de leur job. Je souhaite à mes collègues ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui vivent dans le caca partiel de s’en sortir et que leur famille ne se désespèrent pas, l’entourage est important dans ces cas là, tenons bons. Merci à celles et ceux qui sont à mes côtés au long de ces semaines, Jérôme, Anne Sophie, Nadège, Youenn, Yann, Jram, Sébastien, camarades musiciens et techniciens, sans oublier les membres d’Unicité. Que 2011 nous permettent encore de nous marrer et d’encore avoir plaisir à nous retrouver pour créer ensemble de manière rigoureuse, engagée et exigeante. Que 2011 qui s’annonce me donne l’occasion de tirer un chapeau bas à celles et ceux qui jusqu’ici croient en notre aventure et facilitent nos itinéraires de confidences. Nous construisons ensemble à chaque fois des rendez vous spectaculairement denses forts et intimes. Je crois au lien social que nous tissons à chaque étape. Que 2011 nous permettent encore de nous croiser au bord des scènes et dans notre Casaconfidens, vos regards, nos échanges cultivent notre bien être. Bonne année 2011 à toutes et tous.
ECLAT DE ROCHE
ELLE : Maman c’était un peu la sage du village. Quand survient un problème de santé ou de violence, c’est arrivé, c’est Maman qu’on vient chercher. Elle perce les vaches… Pas en avance non, curieuse…curieuse de plein de choses et elle ose, elle ose faire les choses.
LUI : Je suis tailleur de pierre
ELLE : Je suis prêtée. Je n’ai rien à moi, je passe mon temps à rendre le travail. De 14 à 18 ans, je travaille pour mes parents à rendre le labour.
LUI : Je passe deux fois et deux fois tu es au même endroit. Je me dis : « tiens… la pt’ite là…elle est pas mal »
Oui on est content, mais financièrement… C’est pas gagné, ma femme s’est occupée des enfants à fond. J’avais peur qu’ils se sentent inférieurs. Elle les a motivés… même dans les démarches. Je vais te dire franchement, le suivi… c’est elle. Pour la vaisselle non plus je ne suis pas un champion…
J’adore m’occuper de la pierre, aider à la placer, ça c’est certain. Je la vois déjà en place avant qu’elle ne soit posée. La beauté de la pierre ? Ah, bonne question. Je sais dire si le caillou est bien fait s’il y a du gauche dedans ou s’il est mal bouchardé ou encore avec les angles mal passés. Les angles sont écorchés ou égratignés. Je ne cherche pas forcément quelque chose de lisse, je ne suis pas exigeante. C’est fort probable que je sois plus exigeante avec le caillou qu’avec moi-même.
Dans la BX grise on parle de moins en moins. Pas la peine, il a les idées de ma grand mère. Il me dit « tu regardes trop la télé ». Rien dans la tête… il ne suit même pas les informations. Il m’a dit qu’un patron appelait ses ouvriers « ses ours » moi je ne l’ai jamais entendue cette expression. Les patrons sont bien appelés « les singes ». Mon père c’était aussi l’argot. Ses copains me demandaient : « qu’est qu’il a dit ton père ? ». Le buffet, les guibolles, la cafetière pour la tête et les lagad pour les yeux. Il avait la classe, beaucoup de courage. Je tiens de lui je crois.
NEIGE et REFLEXION
Quand la neige le permet nous enregistrons les dernières collectes de confidences. Cette semaine ça se passe au Labo de Dinan un nouvel espace dédié aux musiques actuelles sur la communauté de communes de Dinan. L’initiative est elle rare? je ne le sais, mais peu d’école de musique dignes de ce nom ont réfléchi à” l’après enseignement”
« Profession du père : tailleur de pierre. Profession de la mère : mère au foyer. Les enfants des plus aisés ne réussissent pas mieux. De manière apaisée, ce n’est pas une revanche, je suis consciente des difficultés que l’on a surmontées. Je me souviens des instits de Mégrit, de bons instits desquels je me rappelle alors que certains profs… Ils ne nous lâchent pas eux non plus. L’addition de nos ténacités permet d’affronter les difficultés, c’est dur. »
A LA BIBLI
Je propose une lecture illustrée d’extraits musicaux de mon parcours et revient également en lecture sur les Confidences sonores. Demain vendredi 8 octobre 18H30 à la bibliothèque de Trevron. C’est tout prêt de Dinan. Dans le cadre du chantier de Confidences sonores mené ces jours ci en lien avec le “peuple des carrières”.




















