PROJET ARTISTIQUE


Basée en Bretagne, les activités d’Unicité consistent à établir un cadre administratif et une structure de développement à destination de créateurs novateurs. Musiciens, ils questionnent les notions de transmission et de territorialité.

Depuis 2003, les créations portées par le musicien Jean Louis Le Vallégant bénéficient des apports de l’association. Issu des arts de la rue et d’une pratique populaire de la musique, avec ses collaborateurs artistiques, il combine installations sonores, arts de la parole et jazz, world, électro.

Il poursuit actuellement quatre projets qui s’inscrivent dans une continuité logique :

– les Confidences Sonores, collecte sur un territoire de récits intimes, concert sous yourte;

– Épilogue, concert basé sur le répertoire des Confidences Sonores;

– P’tit Gus, solo mêlant musique improvisée et récits personnels.

Traces de Bal (en construction), monologue musical fictionnel au cœur du bal, ce monde oublié. Un personnage central porte le récit, cherche à dire, à retrouver la mémoire, à reconstituer sa vie suite à un AVC.

Jean Louis Le Vallégant se définit comme sonneur de saxophone et agitateur d’intérieurs

« J’ai pris le temps, passionnément, patiemment. J’ai parcouru le catalogue posé sur la table de la cuisine : infirmier, menuisier et pourquoi pas cadre comme le suggérait ma mère. Me laissait-on vraiment le choix ? Détaché des enjeux familiaux, j’étais devant ma confiance, sans licol ni entrave, avide de vie, devinant le poids de l’âge et de la résignation en butée.

Musicien, pour quoi ? Je cherche le sens de ce métier, à retourner les racines, à m’inscrire dans une suite. J’ai trouvé ma vraie place : pas Coltrane, mais sonneur. Sonneur de saxophone, instrument en bandoulière, ordinateur en main pour révéler encore l’utilité de cette figure sociétale qu’on imagine caduque. Poursuivre la tradition, ce n’est pas souffler dans une bombarde, pas seulement : c’est une place de passeur dans la cité.

Le sonneur permet de donner une lecture critique de la réalité sociale et produit des savoirs. C’est un outil pertinent pour révéler ce qui est inscrit et caché. Quand il n’œuvre pas que pour lui même, qu’il s’accommode de l’ouverture, du partenariat, il semble que ce sonneur-là puisse devenir facteur/agent de développement local. « 

Jean Louis Le Vallégant

Un voyage musical au cœur de l’intime (extrait de presse)

 » Il vous serre la main comme un médecin de famille, vous plante son regard droit dans les yeux. Brut et cash, mais tendre et indulgent, Le Vallégant parle vrai, franc, sincère, sans détours. Tourne pas autour du pot, joue pas un rôle. Le sésame pour ouvrir la porte aux confidences que lui font sans détours ses interviewés. Pour les obtenir, Le Vallégant n’hésite pas à parler de lui-même, de ses relations avec son père ou de ses incertitudes, et c’est donnant-donnant. Il y a lui et il y a vous.

Collecteur, il se dit musicien d’obédience trad’, sonneur. Le Vallégant, la collecte, il connaît. Les chansons, les histoires, les anecdotes de Bretagne, il a tout pris. Depuis quelques années, c’est vers l’intime qu’il s’est tourné. Il recueille des confidences. Tout et rien, de l’infiniment petit aux secrets de famille, tout ce qui tombe des bouches de ses interlocuteurs. Drôle, touchant, tragique, c’est la vérité de ces petits riens qui fait leur force. Ces confidences, Le Vallégant les remet au propre comme on nettoierait des radis, pour les servir tout beaux tout roses, les fanes bien vertes. Et il les offre à des lecteurs inconnus, qui se les mettent en bouche, et les lui enregistrent, parfois le sourire aux lèvres, souvent les larmes au bord des yeux.

Un son électro moderne

Ce matériau, Le Vallégant va ensuite en faire don à ces musiciens, et, ensemble, ils vont construire une partition sonore, qui se tissera avec les voix des lecteurs, les soirs de spectacle. Des spectacles uniques, tous différents, où alternent ces témoignages, révélations d’un grand-père à son petit-fils, aveu d’une femme à son mari, déclarations, ou souvenirs. Derrière, une armada d’excellents musiciens (Jérôme Kerihuel, Yann Le Corre, Erwann Martinerie), qui vont créer cet espace sonore original, un canevas électro, très contemporain, où se mixent sons de Bretagne et d’Inde, rumeurs de fanfare et samples bruitistes, avec saxophone, bombarde, biniou, trompette ou accordéon. Ce soir-là, vous allez enlever vos chaussettes, vous asseoir en cercle sous la toile de yourte, et laisser l’émotion venir… « 

Isabelle Nivet, Sortie de Secours

Unicité est soutenue par le Conseil Régional de Bretagne.