VIEILLES CHARRUES
J’ai cette année une nouvelle fois, la chance de chausser la casquette de responsable de la programmation du festival Planètes Musiques, une organisation conjointe de la FAMDT et de la Maison de la musique de Nanterre. Découvrez ici mon parcours estival, direction les Vieilles charrues.
Arrivé de Arles, j’embarque pour les vieilles charrues pour deux jours. Gaby et Raymond nos anciens voisins de Spezet vont m’héberger. Rencontre à nouveau avec ces agriculteurs aujourd’hui à la retraite. Leur engagement reste intact malgré les années. Sur la table l’Huma, le canard enchainé et le télégramme baveux local. En une, la pluie sur les Vieilles charrues qui n’interrompt apparemment pas une prestation de Muse magistrale. Voiture en direction de Carhaix Kergoulou, la ville lumière en breton. Le son arrose Kerampuilh sans répit. Au cabaret breton Oneira va donner un concert des plus intéressant. Belles voix, guitariste virtuose et joueur de Nai exceptionnel serve un propos concocté par Bijan Chemirani joueur de zarb inventif. Coucouche panier, le fiel de Supreme NTM ne m’intéresse pas alors que Tagada jones ponctue la fin d’après midi d’un set carré rondement mené par Niko chanteur charismatique, du lourd.
Le lendemain ce sera toujours sous le cabaret breton le PELLEN TALIGANG d’une précision et d’un lyrisme assez bluffant. Le CHOC DES ELECTRONS LIBRES succède à ce magnifique quartet rejoint en fin de parcours par le neveu de Jacques, Ronan. Ici plus de concession, l’esthétique est radicale. Francis Mounier emmène une fusion entre deux formations : Les NEW BARDOPHONES et la FAMILHA ARTUS. L’esthétisme n’est pas de mise, une rigueur de tous les instants chamboule les oreilles d’un public alors fatigué et peu habitué à l’effort d’écoute. Belle proposition assumée par tous les participants, épatant.